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« De jour en jour, j’étais plus décidé non seulement à me débarrasser de lui, mais aussi à l’anéantir. » Une « densité et une autonomie linguistique séduisantes » (le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung), une force de description et d’évocation qui rappelle l’auteur Martin Walser » (le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung ) : c’est ainsi que le premier roman de Karl-Heinz Ott fut loué par les critiques. Son deuxième roman, « Enfin le silence », est certes plus grotesque, plus ambigu et plus burlesque, mais il fait preuve de la même virtuosité. A la sortie de la gare de Strasbourg, il y a subitement cet homme à côté du narrateur (« Etes-vous également à la recherche d’un hôtel ? ») et qui ne veut plus le quitter d’une semelle. A partir de ce moment-là, le philosophe de Bâle (il est spécialiste de Spinoza) est tant assiégé par ce hâbleur et soi-disant musicien (il déteste Schubert), tyrannisé, enivré et soûlé de paroles, qu’il ne reste plus qu’une seule issue horrible. Un roman entraînant sur l’incapacité de dire non et son pendant, ignorer toutes les limites.
About the author:
Karl-Heinz Ott est né en 1957 près d’Ulm. Il a été dans un internat catholique et a fait des études de philosophie, de langue, littérature et civilisation allemandes et de musicologie. Ensuite, il a travaillé comme conseiller dramatique à Fribourg-en-Brisgau, à Bâle et à Zurich. En 1998 est paru son premier roman « Vers un monde sans limites » ("Ins Offene"), auquel les prix Hölderlin et Thaddäus-Troll ont été décernés. « Enfin le silence » ("Endlich Stille") est le deuxième roman de Karl-Heinz Ott. |
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